Affiches, publicités, flyers, magazines, sites web, logos, emballages… le graphiste est la tête pensante et le réalisateur de nombreux visuels qui retiennent votre attention ! Nous avons interviewé un graphiste pour comprendre son métier et les compétences nécessaires pour réussir
Le métier de graphiste consiste à créer des visuels, mettre en images ou en vidéos des informations, des concept, des idées pour communiquer auprès d’un public.
Je consulte la liste des tâches à effectuer de la journée sur le tableau de bord. Celui-ci présente les briefs des clients (définition en bas de page). Il peut s’agir d’un service de vente ou de livraison.
Je rencontre deux cas de figures :
En général, on lui présente deux ou trois propositions pour qu’il choisisse.
Je travaille avec les outils (sur ordinateur) de la suite Adobe (Illustrator, Photoshop, InDesign, Première pro)
Pour ce qui est de la méthodologie :
On s’adapte aux délais du client, on peut mettre quelques jours ou 3 mois pour faire un logo (entre la réflexion et les recherches).
J’ai choisi ce métier car je suis passionné par le numérique et le digital. J’ai un cousin dans les arts graphiques, ce qui m’a permis de réaliser que j’aimais ce côté créatif. Il est vrai que le contexte culturel et l’entourage ne comprend pas immédiatement les métiers du numérique.
Pour réussir dans cette voie, il faut être créatif bien sûr mais aussi ouvert d’esprit. On dit qu’un graphiste est un « grand enfant ».
Le sens de la précision est clé ainsi qu’avoir l’œil et un « bon goût ». On acquiert une bonne réputation avec le temps et les clients font de plus en plus confiance, cela requiert de la persévérance.
J’ai obtenu un BAC littéraire (BAC A).
Au départ, j’ai fait une licence de Droit à l’Université de Lomé, puis j’ai bifurqué vers une licence d’infographie / en arts graphiques à l’Université de Lomé. Il y avait de très bons professeurs notamment internationaux dans cette filière.
Pendant la formation, on nous encourage à faire des prestations pour les entreprises. On trouve des missions sur les plateformes en ligne ou via le bouche à oreille (des recommandations). Un client est la meilleure publicité pour le graphiste.
A l’école on nous apprend à faire les démarches avant d’entamer le projet. J’ai commencé à travailler à mon compte (en indépendant)
Je peux travailler n’importe où et n’importe quand, tant que j’ai de l’électricité et internet. On peut travailler en agence et avoir d’autres contrats personnels. Cela peut arriver de gérer 4 projets en même temps.
J’apprécie le côté créatif et les défis à relever. Quand on une demande on n’a rien en tête, rien n’est défini à l’avance donc on crée tout de A à Z.
On rencontre souvent un souci de valorisation du travail par le client. Concernant le prix, il est parfois compliqué d’expliquer qu’on lui fait un logo à 50 000 F CFA, à 100 000 F CFA ou plus, car c’est un travail d’imagination.
Le challenge en entreprise est de suivre des règles car le supérieur peut avoir un avis différent.
C’est un plus de commencer à fréquenter des graphistes qui ont un certain niveau. On observe ainsi comment l’ainé agence et choisit les polices, les couleurs, les images. Il faut être attentif aux détails. A l’école on nous apprend plein de choses mais pas toutes les techniques. Dans mon métier, il faut suivre des formations personnelles, regarder des vidéos techniques sur YouTube pour développer les techniques / les procédés.
A titre indicatif au Togo, dans une entreprise on perçoit entre 80 000 F CFA et 100 000 F CFA par mois pour un débutant.
En indépendant, il y a des jours où l’on travaille et d’autres non. En étant indépendant (freelance), il faut prospecter (démarcher des clients dans un cadre commercial) et par exemple pour un logo, on peut facturer à 50 000 F CFA.
Il y a de la demande. Avec un bon niveau, on ne chôme pas. On peut être employé(e) dans une entreprise et en parallèle avoir une activité d’indépendant.
Dans une entreprise, tu peux évoluer vers un poste de Directeur artistique.
Non, mon travail ne demande pas de déplacement, sauf en cas de formation. Il peut nous arriver de ne jamais voir le client pendant plusieurs années.
En effet, si nos prestations sont uniquement digitales, le contact n’est pas requis. S’il s’agit d’un support à imprimer, nous pouvons le livrer.
En solo, quand on travaille en indépendant et en équipe (pour le brief) dans une entreprise
De 8h-18h en entreprise. A son compte, on définit son emploi du temps tant que l’on respecte les dates limites.


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